Les invisibles, 2011
Véronique Ellena a initié ce travail à Rome, en 2009, suite à son séjour à la Villa Médicis. Elle photographie les sans-abris à l’aube, allongés sur les parvis, sous le porche des églises, au pied de monuments : formes imprécises, voire mystérieuses, qui semblent appartenir au corps de la ville, à sa minéralité.
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Ces présences reposent dans le calme et la douceur, mais aussi dans la solitude de ce moment entre nuit et jour. Nous pourrions dans un premier temps ne percevoir que la sublime beauté de l’architecture. Mais ce travail nous parle d’autre chose : de la place de certains hommes dans ce monde, qui sont là mais que nous ne voyons pas – ou plus. Il s’agit ici de regarder ce qui ne se regarde pas, ce qui est insoutenable, mais sans pathos ni misérabilisme.